Libérez Nos Compatriotes : Les Jeunes Qui EFFRAYENT Kabila

Voilà plus de 24 heures qu’un groupe de jeunes militants Congolais ont été enlevés à Kinshasa par des éléments armés et emmenés vers un lieu inconnu. img-20161214-wa0002Parmi ces compatriotes, il y avait mon propre beau-frère, Chris Shematsi, un jeune avocat, enseignant à l’université, intellectuel brillant, passionné du droit de l’homme et de la justice. Les autres jeunes qui ont disparu : Carbone Mwena Congo, Samuel Bosasele Lissa et John Ngandu. A l’heure où j’écris ces mots, personne ne sait où ils sont et quel sort leur a été réservé. Quant à elle, la Police Congolaise refuse de reconnaître qu’elle a kidnappé et détenu ces jeunes gens. Pour nous, peu importe les noms et l’origine de ces kidnappeurs, la main qui est derrière cet acte anti-démocratique est reconnaissable. La machine de terreur du régime du Président Kabila a encore frappé !

Ces jeunes ont été enlevés devant le Centre Interdiocésain, le lieu où se déroule les réunions du dialogue politique inclusif facilité par la CENCO. Nos jeunes compatriotes étaient venus protester contre l’esprit et la lettre de ce dialogue, exigeant avant l’organisation de tout dialogue le départ sans condition du Président Kabila du pouvoir à la fin de son mandat, ce 19 Décembre 2016.

Dans les lignes qui suivent, je voudrais analyser brièvement et tirer deux conclusions sur l’enlèvement de ces jeunes militants.

La première chose que je constate est que le pouvoir de Kabila comprend la grande influence des groupes de jeunes militants et craint l’effet de leur action démocratique. Ces jeunes se sont regroupés au sein de plusieurs associations qui img-20161214-wa0003militent auprès de la masse. Leur revendication est simple et unique : le départ de Kabila du pouvoir. Les plus célèbres de ces groupes sont Compte à rebours, Lucha, Filimbi… Ces jeunes sont maintenant partout, dans les quatre coins du pays, agissant dans le secret, en public, rappelant à l’ordre ceux qui veulent éterniser le règne de l’injustice et de la pauvreté. Comme le pouvoir en place l’a réalisé, l’action de ces groupes est plus perturbatrice que celle de l’opposition Congolaise. A la différence des opposants politiques Congolais (la plus part d’entre eux ne sont que des politiciens opportunistes remplis d’ambitions égoïstes et alimentaires), ces jeunes sont indomptables et incorruptibles car ils ne combattent pas pour le besoin de leur ventre en recherchant des postes ministériels.

La deuxième conclusion qu’il faut tirer est que le gouvernement de Kabila n’a aucune intention d’organiser une transition apaisée du pouvoir. Au moment où tous les opposants du pouvoir demandent au Président Kabila de décrisper la tension politique en libérant tous les prisonniers politiques et en abandonnant les poursuites injustes contre les opposants (nous pensons ici à Moise Katumbi), il est inconcevable que ce même pouvoir continue de menacer, terroriser et détenir tous ceux qui s’opposent à Kabila. La police traque les opposants dans toutes les villes où le peuple se soulève. On apprend aussi par exemple que plusieurs autres jeunes militants ont été arrêtés et détenus à Goma et à Kindu à l’est du Congo. Le message est clair : Kabila n’a aucune intention de céder le pouvoir à la fin de son mandat. Si rien n’est fait, le Congo ira de dialogue en dialogue et avant qu’on ne le réalise, Kabila serait resté au pouvoir bien au-delà de son terme. Pendant tout ce temps, les opposants continueront à être arrêtés injustement et éliminés d’une manière où d’une autre.

Il est temps que le Congolais se réveille de son sommeil. Toute chose a une fin et le pouvoir de Kabila va connaître une fin brusque et malheureuse.

Nous voulons ici condamner avec la toute dernière énergie toutes les attaques du pouvoir Congolais à l’égard des opposants. Tout Congolais a le droit de se rassembler et d’exprimer librement ses idées, sans peur des représailles. Nous demandons au gouvernement Congolais de libérer immédiatement tous les jeunes qui ont été enlevés. Les autorités sont censées connaître le lieu de leur détention et ainsi, une enquête doit être ouverte afin de condamner en justice tous les acteurs de ce kidnapping odieux et cette détention arbitraire.

Aux membres de l’opposition Congolaise et à l’Eglise Catholique, nous leur facebook_1481775330359demandons de suspendre leur participation au dialogue inclusif et de ne retourner à la table de négociations que lorsque TOUS les opposants politiques en prison seront libérés. Pourquoi faudrait-il continuer à négocier avec un pouvoir qui parle de paix pendant le jour mais prépare des stratégies de guerre pendant la nuit ?

Avant tout dialogue, libérez nos compatriotes !

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